J'écoute : du Bashung en attendant la prochaine compil' de Frank ou d'Alex
Je regarde : par le velux
Je lis : par dessus l'épaule
Je joue : avec les mots
Je mange : quand je n'oublie pas
Je bois : toujours du café
Je cite : "Don't be so humble - you are not that great." - Golda Meir (1898-1978) à un diplomate en visite ...
Je pense : , moi ? vous rêvez ...
Je rêve : , moi ! vous pensez ?
(mis à jour dimanche 28 février 2010 à 15:00)

28/12/2011

28/12/11 - 04:54

[ 416 ] - Mieux vaut tard que jamais








Et pour y avoir un accès (éphémère ... 1 semaine de vie pour le lien) il suffit de s'en aller cliquer sur l'image.

Enjoy !!!



17/12/2011

17/12/11 - 06:47

[ 415 ] - Seven days before X-mas







1) PREMIER NOËL : le meilleur de tous, celui qui n'a laissé aucun souvenir ...
2) QUATRIÈME NOËL : premiers souvenirs entre maladie et violence
3) NOËLS D'ENFANCE : entre sapins mièvres et alcool pesant
4) SEPTIÈME NOËL : il est mort deux jours avant ...
5) NOËL EN FAMILLE : ou pourquoi / comment envier les orphelins
6) NOËL INOUBLIABLE : le premier passé seul, on a oublié de m'inviter ...
7) NOËLS IMAGINAIRES : Noël est le cadre d'une nouvelle que j'ai écrite un jour ... C'est le soir que choisit l'homme le plus âgé de la Terre pour boire un dernier whisky, fumer une ultime cigarette et faire prendre l'air à son 9 mm ...

Merry X-Mas to you Mr MaleF ...




06/10/2011

06/10/11 - 16:27

[ 414 ] - Farewell Mr Jobs





01/03/2011

01/03/11 - 04:58

[ 413 ] - Absence prolongée






Tout, absolument tout oublier ...
... et même de vivre !


05/02/2011

05/02/11 - 01:05

[ 412 ] - H²G² alike





23/01/2011

23/01/11 - 13:04

[ 411 ] - Friday Game © Alex






Photo © MaleF
Merci encore Arno ...

21/01/2011

21/01/11 - 03:21

[ 410 ] - January, 21st : Sofia Coppola alike









20/01/2011

20/01/11 - 09:20

[ 409 ] - 5 words as a game





16/01/2011

16/01/11 - 22:56

[ 408 ] - Revival 2005 ( art. 13 )



L’émotion est tangible, l’énervement palpitant ; c’est la tension normale d’un rendez-vous galant ! Se rappeler dans sa tête si on a bien tout indiqué, le lieu la date et l’heure, d’ailleurs on l’a même répété. Il est là qui attend son autre, cette fois c’est lui le premier, il scrute et balaye la foule d’un regard atterré : et s’il ne venait pas ? Le suspens à son comble retombe tel un soufflé, car voici que se détache la silhouette de l'élu, celui qu’on attendait.

Des sourires illuminent leurs visages radieux, ils sont maîtres du monde, tous devraient être envieux. Ils s’assoient sur le banc, proches, mais pas trop près quand même : il y a de l’innocence dans ce deuxième rendez-vous. Et s’il toussote l’autre renifle, qui des deux commencera, par quoi, pour quoi … L’innocence se fait mutisme. C’est l’autre - le premier - qui brise le silence, une parole insensée qui fait rire le second ; leur discours doit devenir sous les yeux de la ville une suite de pensées, une forêt de poncifs. Qu’importent les paroles, c’est leur voix seule qui importe. Ils charment leurs oreilles et la magie opère. Car c’est bien de l’amour qui naît devant nos yeux, c’est presque la passion mais elle leur fait bien peur.

Le premier s’enhardit qui saisit la main de l’autre, trop tard pour l’enlever, le tendre piège est clos. A quoi bon résister ? Plus tard sûrement, la peau de tout leur corps communiera avec celle de l’alter ego, mais pour l’heure il suffit de l’entrelacs de leurs doigts pour que bonheur exulte et que leur cœur batte au plus parfait des unissons. Leur regard est parallèle mais parfois ils se tournent ; et la clarté du soleil est pâle à côté de la lueur qui habite leurs prunelles et ensoleille leur âme. Seuls ils n’étaient rien, à deux ils sont devenus UN. Ils pourraient dire « Je t’aime » mais ce serait trop peu.

C’est l’instant que choisit le vol des étourneaux pour quitter un automne vers un autre printemps, l’autre sursaute et baisse, l’espace d’un court moment, la garde sur laquelle il se tenait avant. Et là le premier sait qu’il doit agir maintenant : il embrasse son voisin qui est vaincu définitivement … Le baiser se prolonge, plus long que celui de Doisneau ; il y a dans cette étreinte la fougue des jeunes amants !…

Témoin de leur idylle, un balayeur est là, coryphée sans paroles du chant de leur amour naissant, il les observe calme d’une moustache impassible. Depuis qu’il travaille là, il sait trop bien c’est vrai, que l’amour qui peut naître sur ce vieux morceau de banc n’est pas pour lui … et pourtant, à chaque fois c’est pareil, il revoit ses trente ans. Comme ceux de la chanson, nos tourtereaux fragiles, subissent sans les voir les regards obliques des passants bien pensants. Ils s’en moqueraient c’est sûr s’ils en avaient le temps.

Ici monsieur Bonhomme, cadre féru de chiffres, a presque un haut le cœur de voir deux mâles s’embrassant ; il a dû oublier qu’à l’aube de ses vingt ans, ce copain de chambrée, avec qui il avait bu, en avait fait autant … Tenez voyez donc la mégère qui passe en grommelant, elle porte dans ses cabas bleus, des bouteilles de rancœur et des boîtes de haine mais quand elle les regarde c’est bien elle qu’elle se met à haïr tout au fond du dedans. Car au rayon des primeurs, la femme devenue mère puis épouse par dépit n’achète plus depuis longtemps que des pommes de terre, ou des salades amères ; mais elle a oublié assurément de goûter aux pommes d’amour et aux fruits de la passion.

Que leur reprochent-ils tous ? les gens, les bien pensants ?… D’afficher leur amour, sûrement mais pas seulement … Car il faut à cet instant, dévoiler le secret des deux amants sur leur vieux banc, venus sur la jetée pour regarder ensemble, en cette fin d’automne, se lever leur amour et le soleil couchant.

Car ce que la société, qui tolère maintenant les amours grecques, ne pourra leur permettre … c’est – croyez-moi je vous le jure – d’avoir à eux-deux pas moins de cent vingt ans !…





Et maintenant,
basta des flash backs ...


10/01/2011

10/01/11 - 00:36

[ 407 ] - H.B.






Hélas j'ai tant abusé de ces petits expressos pour me tenir éveillé
qu'ils ne me firent bientôt pas plus d'effet
que si j'eusse bu de l'eau.


10/01/11 - 00:25

[ 406 ] - A game from Alex

















Comme toujours ...
Les images sont bavardes !!


01/01/2011

09/12/2010

09/12/10 - 03:12

[ 404 ] - Click & enjoy ...





23/06/2010

23/06/10 - 09:04

[ 403 ] - Greed








Je cherche où l'obscénité est la plus grande ma foi : entre la contreperformance dont on nous a régalé en Afrique du Sud, dans la conduite des joueurs ou de leur entraîneur, ou bien dans la conduite de ceux qui les ont commentées ?...

Il appert - au regard de leurs analyses approfondies - qu'il n'est permis de gagner un salaire, dont il rêvent mais qu'ils ne feront jamais qu'imaginer, qu'à la stricte condition de gagner ... Qu'ils soient forfaits ou perdants, et voilà la curée qui s'abat sur les joueurs en leur reprochant leur salaire ... Rafraîchissez ma pauvre mémoire défaillante, je ne me souviens pas que l'on ait critiqué le salaire de Zidane et de ses coéquipiers quand ils ont gagné la Coupe du Monde ? Ou bien ?

Quand la coquardise se dispute à l'envie, la France au moins s'offre le luxe d'être championne du Monde ...


10/06/2010

10/06/10 - 18:27

[ 402 ] - So long Madame









Souvent lorsque ça va mal
Quand je n'ai pas le moral
Quand je sens mes nerfs qui craquent
Ou lorsque je suis patraque
Pour me mettre dans le bain
Je connais un bon moyen
Dans un verre d'eau sucrée
Je prends pour me remonter

[refrain :]
Du trisilicate anhydrique de magnésium
Du quadrisulfogaiacolate de potassium
Du glycérohydrato monoamoniacal
Du bichlorhydrate milenicophysidal
De l'orthodioxybenzenotocophérol
Du cresoxipropanediol, en ampoule
De l'aminophénisulfonacophétamide
De l'hexachlorocyclohexane asculoside
De l'acitalmine isopropyl orbiturique
De l'etabenzyl amoniocodiphosphorique
De l'acetylameniphenylarcinazole
Du cresoxipropanediol, en capsule


Rien ne vaut je le proclame
Les vieux remèdes de bonne femme
Mon grand-père d'un geste fier
En sortait de sa tabatière
Papa qui était estafette
En avait dans sa musette
Et quand j'ai passé mon bac
Je trimbalais dans mon sac

[refrain]

Et si vraiment ça ne va pas mieux, pas mieux, pas mieux
Je prends deux ou trois aspiri-hi-hi-iiiiiines
Et un sucre


16/04/2010

16/04/10 - 00:52

[ 401 ] - Anima Hominis








Et l'Homme toujours curieux
de matérialiser l'âme humaine
inventa le violoncelle ...



28/02/2010

28/02/10 - 06:06

[ 400 ] - No one is there ...








... and there is nothing to say.


21/01/2010

21/01/10 - 10:15

[ 399 ] - TV addict







BOUFFI
CHASSEUR
DE L'EMPIRE



21/01/10 - 07:59

[ 398 ] - Binary Solution









21 Janvier : Monarchie ou République ? Ce jour-là les Français ont tranché la question ...



15/12/2009

 



FIGARO, gardien de mon Blog !...






Une Charogne


Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'ou sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposées !


Le Poison


Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remords,
Et charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort!



Charles BAUDELAIRE