J'écoute : La voix des Morts
Je regarde : les murs de la Tour ...
Je lis : Le Livre des Vanités, l'enfant-crime
Je joue : au Senet depuis presque 3 000 ans ...
Je mange : parce qu'il le faut.
Je bois : force café, ce qui reste de Coca Blàk, du whisky, du Champagne ... de tout et de plus en plus
Je cite : "Don't be so humble - you are not that great." - Golda Meir (1898-1978) à un diplomate en visite ...
Je pense : ... toujours que l'Homme a du bon.
Je rêve : ... de pouvoir le mettre en valeur ...
(mis à jour dimanche 14 juin 2009 à 21:17)

28/06/2009

28/06/09 - 05:28

[ 385 ] - L'envie du moment ...





14/06/2009

14/06/09 - 19:17

[ 384 ] - Blood, I want blood ... I need blood







I'm a tree that grows hearts
One for each that you take
You're the intruder's hand
I'm the branch that you break



in Bachelorette - Björk



27/04/2009

27/04/09 - 10:44

[ 383 ] - Vanité à la boîte noire





22/04/2009

22/04/09 - 20:22

[ 382 ] - Fear







No matter what I have been, or what I am
Fear what I could become ...




08/03/2009

08/03/09 - 00:13

[ 381 ] -Pffff





Pfffff ...



27/02/2009

27/02/09 - 15:39

[ 380 ] - A quatre mains ...






Place de l'Hôtel de Ville, il doit être dix heures. Elle marche à son bras. Elle n'entend rien que sa petite voix intérieure qui lui rappelle tout ce qu'elle a encore à faire avant le grand dîner de ce soir. Elle croise un homme aux cheveux hirsutes qui lui rappelle ces Japonais qui photographient tout sans rien voir de leurs propres yeux.

Comme toujours, elle s'est réveillée tôt ce matin. Elle a préparé le petit-déjeuner et ce matin, c'est un verre de jus de pamplemousse qu'elle a versé. Hier c'était du jus d'oranges. Elle a consulté son calepin pour se rappeler de l'heure de son rendez-vous de coiffeur, d'esthéticienne et de fleuriste. Pour ce soir, tout doit être parfait, à commencer par elle ! Mais - comme toujours - tout sera parfait. Elle sourit.

Gaëlle sourit depuis qu'elle est en âge de le faire. Elle sourit tout le temps. Même face aux épreuves, si elle en avait eu, parce qu'elle est ce qu'on appelle une personne chanceuse. Elle n'a pas connu d'épreuves. Alors, naturellement, elle sourit. Au loin, elle aperçoit une jeune femme assise sur la fontaine. C'est une idée bizarre, elle risque de se salir. Et comme la jeune femme les observe, elle sourit. Elle doit attendre quelqu'un. Dans son for intérieur, elle se dit qu'elle a eu raison de mettre sa veste légère en lin, il a l'air de faire chaud mais un coup de vent est si vite arrivé. Gaëlle est prévoyante, c'est ce que Yann aime chez elle. D'ailleurs comment pourrait-il en être autrement ? Elle sourit à l'idée de la réception de ce soir, qui leur changera les idées, Yann travaille trop en ce moment. Hier encore, il est rentré tard. Elle pense au Japon comme une destination possible pour l'été prochain. Elle sourit. Oui le Japon. Ou bien le Vaucluse dans la maison de l'oncle Pierre, le Vaucluse c'est bien aussi. Comme elle ne veut pas être en retard chez son coiffeur, elle se dépêche, embrasse Yann sur la joue et s'éloigne. Elle sourit en repensant à la femme assise à la fontaine.

Ça doit être une femme amoureuse pour avoir des idées pareilles.


26/02/2009

26/02/09 - 10:08

[ 379 ] - La découverte du moment






Apparu en 2002 avec un premier single passé relativement inaperçu, le groupe américain LAKE STREET revient aujourd'hui après une carrière étonnante en Islande. Follies and misfortunes of mankind est un album totalement atypique, inspiré de Bjork, des Nits et de Tom Taylor. Le titre éponyme avec lequel on a baptisé l'album est un subtil mélange de cordes et de synthétiseurs à l'ancienne. Stephen Corell donne de sa voix la plus rauque pour envoûter l'auditeur. Difficile cependant de faire abstraction du long solo de guitare d'Alexander - son frère à la ville et partenaire musical - tout au long des neuf titres qui composent cet album extraordinaire, pour l'instant en vente uniquement aux USA mais qui devrait arriver sous peu dans les bacs. A ne rater sous aucun prétexte.











[ une fois n'est pas coutume ... j'ai cédé à la tentation et moi aussi
j'ai créé de toute pièce ma pochette de CD...
mais aussi le commentaire qui va bien avec !!...
pour les règles de cette maudite chaîne, voir un peu partout :) ]




09/02/2009

09/02/09 - 00:00

[ 378 ] - Juste pour embêter ...

... mr Alexis :)

06/02/2009

06/02/09 - 08:18

[ 377 ] - Lexicologie du jour







MÉPRIS : [ me.pᴚi ] masc. invar. - Sentiment par lequel on juge une personne ou une chose indigne d'estime, d'égards, d'attention.




05/02/2009

05/02/09 - 00:00

[ 376 ] - Rébus ( à impériale, bien entendu !!... )





21/01/2009

21/01/09 - 00:00

[ 375 ] - 21 Janvier : couic time









21 Janvier ... anniversaire du génie français. Parce que là où bien des pays durent emprunter un chemin long, escarpé, sinueux, dangereux pour aller de la Monarchie à la Démocratie, il faut nous rappeler que le peuple français eut ce génie d'utiliser pour y arriver ... le plus noble des raccourcis.





13/01/2009

13/01/09 - 19:38

[ 373 ] - Nature Morte










Souvenir ...
Avant une nouvelle page à l'histoire
peut-être ...



24/12/2008

24/12/08 - 20:13

[ 372 ] - Solstice









Ce soir, je serai là ...





07/12/2008

07/12/08 - 18:25

[ 371 ] - Bene Gesserit






Ceux qui sont incapables de se souvenir du passé
sont condamnés à le répéter.


Paroles antiques de Santanaya
( La Maison des Mères - Cycle de Dune )



03/12/2008

03/12/08 - 12:21

[ 370 ] - R.I.P







Et voilà, de ce blog ne subsistent "que" 369 articles ... Le reste est désormais mort et perdu à jamais. ( ou simplement enfoui dans ma mémoire ... ce qui à terme signifie peu ou prou la même chose ... ) Que tous ces mots effacés reposent en paix et retournent où j'aurais dû les laisser. Que ces images, elles aussi ne m'en veuillent pas ... Ce qui meurt doit être effacé, mais toujours en douceur.



02/12/2008

02/12/08 - 10:28

[ 369 ] - A contrario ...










Ceci est assurément une des chansons de Marianne Faithfull que j'aime le plus. La saveur de ce texte n'a d'égal que la douceur avec laquelle M. Faithfull le chante. Enjoy.


30/11/2008

30/11/08 - 07:26

[ 368 ] - No more ...







There was a key, to enter into the crypt ... Been lost tonight. There is no more. Locked myself in, not to get out anymore. Don't have anything to deal with living people, whereas they deceive or betray. Amongst the dead ones, I feel free and safe ... Used to be a key to enter ... Lost for good now.

Pass away or pass over, no more time to reach me.



29/11/2008

29/11/08 - 05:43

[ 367 ] - Je me suis empoutré, l'espace d'un instant ...







Jherusalem, grant damage me fais,
Qui m'as tolu ce que je plus amoie;
Sachiez de voir ne vos amerai mais,
Quar c'est la rienz dont j'ai plus male joie,
Et bien souvent en sospir et pantais,
Si qu'a bien pou que vers Deu ne m'irais
Qui m'a oste de grant joi e ou j'estoie.

Biaus dous amis, cum porrois endurer
la grant painne por moi en mer salee,
quant rienz qui soit ne porroit deviser
la grant dolor qui m'est el cuer entree?
Quant me remembre del douz viaire cler
que je soloie baiser et acoler,
grant merveille cst
que je ne sui dervee.



25/11/2008

25/11/08 - 19:43

[ 366 ] - Réification
Prise de conscience ?





17/11/2008

17/11/08 - 19:27

[ 365 ] - Aie confiance ...







Trust in me, just in me
Shut your eyes and trust in me
You can sleep safe and sound
Knowing I am around

Slip into silent slumber
Sail on a silver mist
Slowly and surely your senses
Will cease to resist

Trust in me, just in me
Shut your eyes and trust in me


Tout ça pour dire,
qu'avant de faire un tour
dans mes anneaux,
il vaut mieux réfléchir
en ce moment plus encore
que d'ordinaire ...




 



FIGARO, gardien de mon Blog !...




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Une Charogne


Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'ou sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposées !


Le Poison


Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remords,
Et charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort!



Charles BAUDELAIRE